Webinaire scientifique présenté par le Dr Pascale ROLAND NICAISE pharmacien biologiste,

Le gène de l'AAT est hautement polymorphe, avec plus de 100 variants décrits en plus de l'allèle M normal. Parmi ceux-ci, les allèles S et Z sont les formes pathogènes les plus courantes, le variant Z étant associé aux conséquences cliniques les plus graves chez les personnes présentant un déficit en alpha-1-antitrypsine.
Les personnes présentant les génotypes MZ ou MS sont généralement considérées comme des porteurs et ne présentent généralement pas de risque accru de maladie pulmonaire ou hépatique. En revanche, les personnes présentant les génotypes ZZ ou SZ sont classées comme présentant un déficit en AAT, avec un déficit modéré à sévère et un risque significativement plus élevé de manifestations cliniques.
<p>Le déficit en alpha-1-antitrypsine (AATD) est une maladie héréditaire rare caractérisée par une diminution des taux d’alpha-1-antitrypsine, pouvant entraîner de graves affections pulmonaires et hépatiques chez les enfants comme chez les adultes.</p>
personnes d'ascendance européenne sont atteintes d'un déficit en AAT
ne sont toujours pas diagnostiqués
millions de personnes sont atteintes d'un déficit en AAT
Les manifestations pulmonaires du Déficit en Alpha‑1 Antitrypsine (AATD) apparaissent généralement après l’âge de 40 ans, tandis que l’atteinte hépatique peut survenir beaucoup plus tôt, y compris pendant l’enfance. Un dépistage précoce est essentiel, car la progression de la maladie peut être ralentie grâce à un traitement précoce et à la réduction de l’exposition aux facteurs aggravants. Il est donc crucial d’identifier les personnes à risque de lésions pulmonaires et hépatiques liées au déficit en AAT et de les orienter rapidement vers des programmes de prise en charge adaptés.
Bien que les recommandations cliniques préconisent de dépister le déficit en AAT chez tous les patients atteints de BPCO ou de bronchectasies inexpliquées, jusqu’à 90 % des personnes présentant un déficit sévère restent non diagnostiquées, parfois plusieurs années après l’apparition des premiers symptômes.
Plusieurs méthodes diagnostiques sont disponibles. La plus couramment utilisée est le phénotypage protéique par focalisation isoélectrique (IEF). Le dosage de l’alpha‑1 antitrypsine peut être réalisé par néphélémétrie ou immunoturbidimétrie. Toutefois, les concentrations d’AAT peuvent varier en raison de phénomènes inflammatoires ou d’autres situations physiologiques, ce qui peut masquer un déficit sous-jacent. Les tests de génotypage permettent de détecter les allèles de déficit courants tels que S et Z, mais peuvent passer à côté d’autres variants pathogènes, laissant ainsi certaines personnes à risque non identifiées.
Webinaire scientifique présenté par le Dr Pascale ROLAND NICAISE pharmacien biologiste,

Webinar présenté par Dr François SCHELLENBERG - Membre du Groupe de Travail CDT de l'IFCC

Webinaire scientifique avec le Dr Eve GELSI, Gastro-entérologue et hépatologue, Centre Hospitalier Universitaire de Nice
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a) Slev PR, Williams BG, Harville TO, Ashwood ER, Bornhorst JA. Efficacy of the detection of the alpha1-antitrypsin "Z" deficiency variant by routine serum protein electrophoresis. Am J Clin Pathol. 2008 Oct;130(4):568-72. doi: 10.1309/JWEWE4QRQKJ5EJEU. PMID: 18794049.
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